Après 200 personnes privées de liberté, les enjeux de 23 établissements pénitentiaires espagnols, ont été achevés à Saint-Jacques-de-Compostelle La cinquième édition du Pénitentiaire Camino de Santiago. Au-delà des chiffres, cette édition a surtout laissez trois témoignages très forts sur l'aide, la foi, la dignité et le droit de recommencer.
Le Camino de Santiago se présente comme une aventure, une expérience spirituelle ou un personnel hautement qualifié.
Pour d'autres, il devient quelque chose de beaucoup plus profond : une manière de regarder sa propre vie autrement.
Le même jour 3 octobre, la dixième Vénus des 23 prisons espagnoles a achevé à Santiago une nouvelle édition du Camino organisée par la Pastorale pénitentiaire de la Conférence épiscopale espagnole.
Au total, l'initiative à réunie 183 détenus, 73 fonctionnaires et 83 volontaires, qui sont accompagnés par différentes autorités, conduisant à une participation mondiale à l'environnement 365 personnes.
Mais ces chiffres se trouvent surtout des histoires humaines.
Différents itinéraires, une seule destination
Les groupes n'ont pas accès au même itinéraire.
Certains ont marché sur le Camino Sanabrés, d'autres sur le Camino Portugais, le Camino Primitif ou le Camino Français.
Après plusieurs jours de départ, ils remontent le temps. Mont de Gozo, l'un des lieux les plus symboliques de l'arrivée à Saint-Jacques.
De là, ils ont parcouru ensemble les derniers kilomètres jusqu'à la ville.
Cette convergence a une valeur symbolique forte : les lieux de séjour de la personne dans différentes prisons, avec les histoires de trois personnels différents, se rencontrent pour avancer vers une même destination.

Marcher pour regarder plus loin que les murs
Lors de l'accueil au Monte do Gozo, les participants ont été invités à regarder au-delà des murs et des barreaux.
L'idée est plus simple et plus forte : elle est en situation de maladie, elle existe au cœur d'une famille, d'amis, de projets, d'opportunités et d'un avenir à reconstruire.
Le Camino ainsi se présente comme un espace pour réfléchir, parler, écouter et apprendre.
Pendant plusieurs jours, la routine de la prison a laissé place à quelque chose de très différent : marcher pendant des heures, partager la fatigue, s'attendre les uns les autres et apprendre à demander de l'aide.
Rania : la route vers les autres
Parmi les témoignages les plus marquants figure celui de Rania, détenu au centre pénitentiaire de Zuera.
La disponibilité de cette expérience a commencé avec le développement de la réflexion et du rapprochement de Dieu.
Mais au fil des étapes, elle a découvert quelque chose d'autre : la nécessité de mieux se naître et de regarder différemment les personnes qui marchent à ses côtés.
Pour elle, le Camino ne s'arrêtait pas à l'arrivée à Santiago.
Le chemin du retour, cellule qui commence avec les revenus en prison, est également important.
Car le véritable défi commence souvent après l'arrivée.
Daniela: apprenez à accepter l'aide
La température de Daniela, salle du Pays Basque, un auteur tourné d'une idée très simple : accepter l'aide des autres.
Pendant la marche, elle a découvert la valeur d'un geste banal en apparence.
Quelqu'un qui ralentit.
Quelqu'un qui attend.
Quelqu'un qui tend une principale quand la fatigue apparaît.
Pour une personne qui reconnaît le mal et demande de l'aide, cette expérience revêt une signification particulière.
Le Chemin vous permet de comprendre qu’il est facile à suivre et qu’il existe également une façon d’avancer.
Elle a également expliqué que la pérégrination lui avait donné du temps pour réfléchir à son avenir et aux projets qu'elle souhaiteconstrure.
Il s’agit d’un message était clair : Ils sont chemin ne s'arrête pas à Santiago.
Erika : enlever les calculs du sac à dos
Érika, détenu à Málaga, outre l'importance de se sentir écoutée sans être jugée.
Il a particulièrement remercié les aumôniers et les benévoles de sa part, mais aussi les fonctionnaires avec lesquels elle a pu vivre une relation différente de celle du quotidien en prison.
Pour elle, les difficultés personnelles ressemblaient aux pierres que l'on rencontre sur le Camino ou aux charges que l'on porte inutilement dans un sac à dos.
Marcher lui a permis de réfléchir à ce qu'il faut parfois apprendre à laisser derrière soi.
Arriver à Santiago avec un pèlerin parmi les autres
Après leur arrivée à Monte do Gozo, les différents groupes ont défilé ensemble sur la Praza do Obradoiro.
Pour quelques heures, leur condition de tenus est passée au second plan.
Ils étaient simplement des pèlerins arrivant à Santiago.
Cette idée a été particulièrement mise en avant pendant la célébration dans la cathédrale.
Le message central est sur le téléphone portable pour redémarrer.
Ne pas être défini pour toujours par ses erreurs.
Ne considérez pas ce qui s’est passé comme un dommage permanent pour l’avenir.
Un chemin qui ne supprime pas le passé
Une telle expérience ne change évidemment pas la situation judiciaire des participants.
Elle n'efface pas les erreurs commises.
Elle ne supprime pas les peignes.
Mais elle peut offrir quelque chose que la prison ne fournit pas toujours facilement : du temps pour penser, du silence, une relation différente avec les autres et la possibilité d'imaginer une autre vie.
C'est précisément ce que le Camino peut offrir de manière privée.
Marcher oblige à avancer.
On ne peut pas parcourir une étape entière en un seul pas.
Il faut continuer.
Kilomètre après kilomètre.
Et cette idée peut aussi devenir une métaphore de la réinsertion.
183 personnes, 183 histoires
Lorsque l'on parle de 183 détenus, le risque est de ne voir qu'un chiffre.
Mais sous ce nom se cache une autre histoire.
Une famille.
Des erreurs.
Des blessures.
Des projets.
Des peurs.
Et vous voulez aussi reconstruire ce que vous avez choisi.
Le Camino pénitentiaire rappelle que le pèlerinage vers Saint-Jacques peut accueillir des réalités très différentes.
Certains marchent pour avoir une promesse.
D'autres pour chercher des réponses.
D'autres encore simplement pour essayer de croire de nouveau à un avenir possible.
Le Camino commence son prochain voyage
Les aspects les plus difficiles de cette expérience arrivent paradoxalement après Santiago.
De nombreux participants doivent retourner en prison.
Le contraste est immense.
Quelques heures auparavant, ils marchaient vers la cathédrale entourée de pèlerins.
Vous pouvez voir de nouveaux murs, horaires et règles.
C'est ici que tout ce que vous voyez sur le Camino prend une autre dimension.
La question n'est plus seulement de savoir si l'on peut atteindre Santiago.
Mais si l'on peut conserver quelque chose de cette expérience une fois revenu à la réalité quotidienne.
Peut-être une décision.
Une relation.
Une nouvelle manière de demander de l'aide.
Ou simplement l'idée qu'un autre chemin reste possible.
Il semble que vous arriviez enfin à Santiago, au bout du Camino. C'est le moment où commence le plus difficile : créer qu'il est encore possible de recommencer.















